Robert Wun, une créativité sans limites
- emmaseels
- 2 déc. 2024
- 3 min de lecture

Créateur hongkongais à la vision futuriste et proche de la nature, il maîtrise l’art du story-telling. Son talent rend à la mode ce qu’est la mode, en brisant les limites de l’imagination et de la créativité. Mettons en lumière Robert Wun.
Cette année, nous avons voyagé, voyagé au fil des saisons et au travers de l’espace, du temps et de l’histoire. Un nouveau monde s’est ouvert à nous, nous permettant de remettre en perspective ce que la mode pouvait nous transmettre, nous faire ressentir. Et Robert Wun est celui qui nous a invité à redécouvrir cet art, en franchissant le portail surdimensionnel de son univers unique.
Prenez place à l’un de ses défilés, et vous serez subjugués, transportés à travers un chapitre de son histoire, se dévoilant petit à petit de saison en saison. Parfois, il nous parle de cinéma, de science-fiction. D’autres fois, il nous ouvre son cœur davantage, et là, place à l’émotion.
Ses proportions extrêmes, ses formes étonnantes, ses plissages, ses fronçages, ses teintes monochromes, et ses superpositions vont au-delà du savoir-faire de la Couture. Il transforme les basiques du vestiaire en leur tissant une histoire, comme si leurs places résidaient dans les livres qui commencent par « Il était une fois », ou dans les films dystopiques qui ne laissent plus de foi. C’est ce contraste qui l’anime, à chacune de ses collections.
Les inspirations de ce talent l'ont mené à être le premier designer hongkongais à rejoindre le cercle très fermé de la Haute Couture. Adolescent, il customise ses propres vêtements. À 16 ans, il suit sa destinée vers la mode en étudiant au London College of Fashion, et puis, Robert Wun, est lancé. En 2015, il réalise une robe pour un volet de la saga Hunger Games, et sans attendre, habille les danseurs du Ballet Royal. Vous verrez ensuite ses créations portées par Beyoncé, Adele ou encore Lady Gaga. En 2022, son talent indéniable lui fait remporter l’ANDAM, et lui vaut enfin une place au sein de l’industrie. La bonne étoile sur son chemin a été Bruno Pawlowsky, président des activités mode de Chanel, qui lui a ouvert les portes des Maisons du 19M.
En 2024, les Fashion Weeks Haute Couture ont été marquées par les silhouettes de Robert Wun.
En janvier, son défilé nous a transporté. C’était un mariage, où le sang et la passion amoureuse fusaient et faisaient bouillonner notre imagination.
Puis, lorsqu’on a tourné la page en juillet dernier, Time nous a fait découvrir la suite de son récit, en célébrant les 10 ans de créativité du designer. Lors de cette collection, une question a émergé : le temps passe. Cela peut-il brider la créativité ? Eh bien, nous connaissons la réponse du créateur. La nature cyclique de la vie l’inspire, et ne le limite pas. Un papillon, allégorie de la beauté qui fleurit. La progression des saisons, en commençant par l’hiver où nous vient la réflexion. Et au final, au travers de pièces invraisemblables, il nous montre que tout est question de peau, de chair, de squelette et d’âme. Ce dernier passage a représenté ce que Robert Wun nous laisse imaginer : c’est ce puits infini de nouvelles idées qui lui sert à créer cet art. Son art.























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