top of page

Première Main, comme Allan

Dans la hiérarchie de la mode, les petites mains rêvent souvent de devenir un jour Première Main. Ce métier abrite un savoir-faire sans égal, nécessitant patiente, et surtout, passion.

Son rôle est « d’interpréter en volume les croquis du créateur et d’assurer la réalisation technique des modèles en dirigeant une équipe de travail ».

 


J’ai eu la chance de discuter avec Allan, styliste, pré-modéliste et Première Main hautement qualifié Haute-Couture. En seulement quelques minutes, j’ai été saisie par sa passion qu’il n’a jamais remis en question.

« J’ai des signes depuis que j’ai 3 ans, je dessinais avant même de savoir écrire. »

Mais celui-ci ne perd pas le fil : l’industrie de la mode n’est pas sans pitié, et il faut savoir entrer dans un nouvel univers, généralement à part de la réalité.

« Quand on travaille dans la mode, il faut oublier le monde réel. On entre totalement dans un autre monde. Tout ce qui est futile pour les autres, est extrêmement important pour nous. Tout ce qui est important pour les autres, devient complètement futile pour nous. »

Allan a décidé de se lancer en freelance, après avoir acquis des compétences solides dans les plus grandes Maisons de Couture parisiennes. Il travaille sur des projets spéciaux au sein de différentes Maisons, avec des clients particuliers, telles que des chanteuses pour leurs concerts ou des VIP. En effet, il est amené à proposer au Directeur Artistique des croquis de style en fonction du thème préalablement défini, et à ensuite construire des moulages en toile à patrons.


Entièrement faites à la main, façon Haute-Couture, puis passées par les essayages, ses pièces finales représentent pour lui un profond accomplissement.

« Quand vous faîtes une robe, que vous avez passé 300 heures à la faire, que vous allez au défilé et que vous voyez votre robe passer… On ne peut pas le décrire en fait. Ce n’est même pas descriptible. »


Pour en arriver jusqu’ici, passion et détermination l’ont accompagné à chaque instant de sa vie. Après un bac général littéraire options anglais, un BTS Métiers de la Mode et du Vêtement Styliste-Modéliste, et une 3e année complémentaire en alternance, il était prêt à exercer.


D’ailleurs, selon lui, afin de tenir un rôle au sein de l’atelier flou ou de l’atelier tailleur, discipline, rigueur, disponibilité, discrétion, bases en anglais, et une certaine sensibilité pour le tissu seront exigé.



Une question m’intéressait : qu’est-ce qui l’attire dans la mode ? Sans hésitations, celui-ci a répondu « Le rêve. Cela fait rêver. ».

La passion est la clé pour réussir dans ce métier.

« Il faut être passionné pour travailler dans ce métier. Cette passion, je l’ai toujours eu. »


Comme Colette Maciet, Première-Main reconnue, l’a dit dans son ouvrage Haute-Couture :

« C'est un métier que l'on commence jeune, comme si la dextérité évoluait en même temps que la sensibilité. Ce métier n'autorise aucun cynisme : il faut être passionné, convaincu, ne jamais penser au prix des vêtements mais à leur valeur. »

Colette Maciet, Première Main, avec Yves Saint Laurent
Colette Maciet, Première Main, avec Yves Saint Laurent




Commentaires


bottom of page