Horloger, comme Noé
- emmaseels
- 29 avr. 2024
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 juil. 2024
Horloger, c’est le métier que pratique Noé au travers de son apprentissage au sein de la Maison Lepage. Mais nous le savons, détenir un rôle dans le secteur de la mode et de l’art représente plus qu’une simple routine : c’est sa passion. J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui…
Quelle est votre profession ?
Je suis Horloger diplômé d’un CAP au lycée Diderot à Paris, et suis actuellement en apprentissage pour une durée de deux ans, dans l’objectif d’obtenir un BMA. J’effectue celui-ci chez la Maison Lepage à Lille.
Pouvez-vous décrire ce que vous faites au travers de celui-ci ?
Je suis en atelier, je m’occupe de certaines révisions de mouvements mécaniques ou de quartz. Je polis certains boîtiers pour assister mes collègues. Je change beaucoup de piles aussi. Nous avons un très gros volume de clients qui font confiance à la réputation de notre maison pour changer leur pile, malgré un tarif plus élevé que la concurrence. C’est le savoir-faire Lepage qu’ils recherchent.
Avez-vous une anecdote sur ce que vous réalisez en ce moment au sein de la Maison Lepage ?
Un exemple de ce que je fais de particulièrement intéressant est la révision d’une Hamilton Khaki Field qui est arrivée totalement rouillée. La montre a pris l’eau et le mouvement était inondé. Nous avons alors proposé un devis au client pour lui rendre une montre au plus proche de son état d’origine. Ce dernier a accepté, alors je m’y attelle depuis.
Quelles compétences faut-il pour être horloger ?
Il faut savoir aimer le calme, la répétition. Tant nos actes le sont, tant celle-ci est nécessaire pour perfectionner nos gestes. Être plutôt précis, mais cela s’apprend. Être intéressé surtout, c’est un métier de passion avant tout, je pense.
Quel a été votre parcours scolaire pour arriver à faire cela ?
Je me suis reconverti en 2022 dans un CAP 1 an. Cette formation est destinée aux étudiants ayant déjà obtenu le bac, ce qui leur permet de se passer des matières générales. Avant ce CAP, j’avais obtenu une double licence en Droit et en Histoire de l’Art à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ainsi qu’un Master 1 de Droit Public.
Est-ce une passion ?
Comme je l’ai dit, je pense que cela représente une passion pour tous les horlogers. Je n’en connais pas qui ont été forcés à y venir. C’est nécessaire afin d’apprécier ce travail de patience. Il faut accepter l’apprentissage, la lente évolution de nos compétences.
Si oui, d’où vous vient-elle ?
De mon côté, cette passion provient à la fois des brocantes auxquelles j’ai été habitué dès mon plus jeune âge, et à la fois des réseaux sociaux sur lesquelles de réelles communautés horlogères se développent, et m’ont beaucoup appris sur le sujet avant la reconversion.
Si être horloger pourrait vous intéresser, n’attendez plus et lancez-vous !
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